Baromètre Humeur des dirigeants du « Deloitte Technology Fast 50 »

3ème vague, mai 2016

Enquête réalisée en ligne du 12 au 25 mai 2016.  Échantillon de 108 chefs d’entreprises ayant candidaté au « Deloitte Technology Fast 50 » au cours des dernières années.

Dans le cadre du « Deloitte Technology Fast 50 », qui établit tous les ans un palmarès national des 50 entreprises technologiques ayant la croissance de chiffre d’affaires la plus forte, Harris Interactive a mis en place un baromètre auprès de chefs d’entreprises ayant candidaté au « Deloitte Technology Fast 50 » au cours des dernières années.

Pour la troisième vague[1] de ce baromètre, 108 dirigeants ont été interrogés par Harris Interactive. Il s’agissait notamment de suivre la manière dont les dirigeants perçoivent la dynamique d’emploi et les perspectives d’avenir dans leur secteur. Rappelons que cette enquête n’a pas vocation à être représentative de l’ensemble des chefs d’entreprises français, l’échantillon étant réduit et composé de dirigeants d’un secteur spécifique, mais à mesurer l’état d’esprit de dirigeants d’entreprises issus d’un environnement particulier.

[1] Vague 1 : Enquête réalisée en ligne du 3 au 22 juin 2015.  Échantillon de 110 chefs d’entreprises ayant candidaté au « Deloitte Technology Fast 50 » au cours des dernières années. / Vague 2 : Enquête réalisée en ligne du 10 au 17 novembre 2015.  Échantillon de 109 chefs d’entreprises ayant candidaté au « Deloitte Technology Fast 50 » au cours des dernières années.

Que retenir de cette enquête ?

  • Comme au cours des deux premières vagues réalisées en juin puis novembre 2015, l’échantillon est à nouveau composé aux trois-quarts de dirigeants de Petites et Moyennes Entreprises (PME, 74%). La proportion d’entreprises de taille intermédiaire est toutefois plus élevée (8%, soit +3 points), tandis que les micro-entreprises sont moins représentées qu’en novembre dernier (18%, -3 points).
    En termes de secteur, l’échantillon est composé pour moitié d’entreprises produisant des logiciels ou services informatiques (49%) et pour près d’un quart de sociétés liées aux secteurs de l’Internet, des médias et des télécoms (23%). Les autres secteurs (Biotech et sciences de la vie, Hardware et électronique, Énergie et Greentech) sont chacun représentés par moins de 10% des répondants.
  • Les dirigeants se déclarent de plus en plus unanimement optimistes à la fois sur l’avenir de leur secteur en général (94% optimistes) et sur celui de leur entreprise en particulier (94%).
    Une nouvelle fois, l’optimisme progresse par rapport à la vague précédente. Les dirigeants d’entreprises ayant candidaté au « Deloitte Technology Fast 50 » témoignent à nouveau d’un état d’esprit sensiblement plus positif que celui observé au niveau national.

V3 Baromètre Humeur des dirigeants du Fast50 (Deloitte)-Harris-Interactive-

  • La proportion de dirigeants indiquant qu’ils comptent embaucher au cours des six prochains mois (81%) est en léger recul par rapport à novembre 2015 (-4 points). Mais le nombre de salariés que chacune de ces entreprises déclarent vouloir recruter est quant à lui plus élevé par rapport à la dernière vague: 53% (+10 points) affirment qu’ils comptent créer au moins 4 nouveaux postes au sein de leur entreprise.Cette double évolution est sans doute liée en grande partie à la structure de l’échantillon. En effet, celui-ci est composé de davantage d’entreprises de taille moyenne ou intermédiaire qui, lorsqu’elles sont dans une dynamique d’embauche, sont mathématiquement susceptibles d’embaucher davantage de personnes. Interrogés sur les compétences les plus recherchées dans leur entreprise aujourd’hui, les dirigeants citent les mêmes métiers que l’an dernier : principalement les développeurs, devant d’autres fonctions telles que les responsables commerciaux, les data-scientists, etc. Le métier de consultants reste quant à lui peu cité.

 

  • Les dirigeants d’entreprise interrogés estiment très majoritairement que le développement du numérique et des nouvelles technologies va avoir des conséquences positives sur l’emploi, que ce soit à court terme (68% anticipent surtout des créations d’emplois) ou à long terme (67%).
    Seuls 7% des répondants considèrent que le développement du numérique va détruire des emplois à long terme (et 12% à court terme). Les candidats au Deloitte Technology Fast 50 portent donc un regard beaucoup plus positif que la moyenne de la population sur ce sujet: en effet, rappelons qu’en septembre 2015, seulement 23% des Français jugeaient que le développement du numérique aurait pour conséquence de plutôt créer des emplois, quand 42% estimaient au contraire que cela allait surtout détruire des emplois [1].

 

[1] Enquête Harris Interactive pour Débats Publics, réalisée en ligne entre du 20 au 22 octobre 2015. Échantillon de 1 016 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, secteur d’activité et région d’habitation de l’interviewé(e).

 

  • Parmi les dirigeants d’entreprise interrogés, la proportion n’ayant pas de stratégie prédéfinie en termes de croissance recule (9%, -7 points) au profit d’un modèle de croissance mixte interne-externe (32%, +10 points), même si la recherche d’une croissance organique reste le modèle le plus répandu (57%, -5 points).
    La seule croissance externe reste marginale (seulement 1%). Ces différentes évolutions sont indissociables de la composition de l’échantillon, où les entreprises de taille moyenne et intermédiaire occupent une part plus importante.

 

  • Interrogés sur la dimension internationale de l’entreprise, près d’un dirigeant sur deux (47%) indique réaliser moins de 10% de son chiffre d’affaires (CA) à l’étranger, soit une implication internationale certes faible mais toujours cohérente compte tenu de la structure de l’échantillon, essentiellement composé de PME.11% situent la part internationale de leur CA entre 10 et 20%, 13% l’estiment entre 20% et 50%, et 29% déclarent que l’activité internationale est majoritaire dans leur chiffre d’affaires.La présence internationale des entreprises interrogées est en progression par rapport à la dernière vague, notamment du fait de la composition de l’échantillon. Interrogés sur les éléments qui peuvent freiner leur développement à l’international, les dirigeants évoquent comme l’an dernier à la fois une contrainte inévitable liée à leur taille relativement faible, ainsi qu’une difficulté intrinsèque à conquérir de nouveaux marchés moins bien connus, mais font également référence au cadre juridique français qu’ils jugent parfois trop restrictif et freinant leur développement de façon générale.

 

  • Enfin, un tiers des dirigeants (33%) a le sentiment qu’au cours des 6 derniers mois, les investisseurs étrangers ont accordé un intérêt plus important que par le passé aux entreprises françaises dans leur secteur.À l’inverse, seulement 7% des personnes interrogées estiment que l’intérêt étranger est moins prononcé aujourd’hui qu’il ne l’était par le passé, quand 60% n’identifient aucune évolution notable.

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La note détaillée

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