Baromètre 2017 sur la lutte contre les discriminations en France

Comment sont perçues différentes propositions de mesures pour lutter contre les discriminations en France ? - Enquête pour la Maison des Potes

Enquête réalisée en ligne les 18 et 19 octobre 2017. Échantillon de 1 141 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

À la demande de la Maison des Potes, Harris Interactive a réalisé une nouvelle vague de son baromètre sur différentes mesures envisageables afin de lutter contre les discriminations. Un peu moins de deux ans après une première enquête conduite simultanément en France, au Royaume-Uni (R-U) et en Espagne[1], et douze mois après une deuxième vague conduite en France, en Allemagne et en Italie[2], cette troisième enquête réinterrogeait l’opinion des Français.

Quels sont les principaux enseignements de cette enquête ?

 

  • Comme depuis le début de ce baromètre en 2015, plus de 7 Français sur 10 se déclarent favorables aux quatre mêmes mesures: renforcer les sanctions juridiques en Europe contre les employeurs coupables de discrimination (83%, +1 point par rapport à 2016) ; garantir la même rémunération et la même retraite à toutes les personnes exerçant le même travail, quelle que soit leur nationalité (82% favorables, -1 point) ; autoriser les recours collectifs en justice pour les victimes d’une même discrimination (73%, -2 points) ; et enfin anonymiser les candidatures examinées par les employeurs (73%, stable).

 

  • Trois autres mesures suscitent toujours des jugements plus contrastés: régulariser les travailleurs étrangers sans papiers disposant d’un contrat de travail (56% favorables, +1 point par rapport à 2016), autoriser les étrangers non-communautaires à devenir titulaires de la fonction publique (50%, -1 point) et enfin élargir le droit de vote aux élections municipales et européennes aux étrangers non-communautaires (47%, stable). Sur ces deux derniers points, précisons que les personnes interrogées étaient informées que ces dispositions existent déjà en ce qui concerne les étrangers issus de pays membres de l’Union européenne, une information qui n’est probablement pas uniformément partagée au sein du grand public.

 

  • Toutes mesures confondues, certaines catégories de population se montrent toujours plus favorables que la moyenne aux différentes mesures. Comme en 2015, comme en 2016, les personnes dont au moins un parent ne disposait pas de la nationalité à sa naissance sont plus nombreuses à se déclarer favorables à chacune de ces propositions. Il en va de même pour les sympathisants d’une formation politique de gauche. Principale nouveauté, liée à la recomposition du paysage politique par rapport à la dernière enquête d’octobre 2016 : les sympathisants de la formation politique « La République En Marche » (LREM), qui n’existait pas à la même date l’an dernier, se montrent également plus favorables que la moyenne à l’égard des différentes mesures.

[1] http://harris-interactive.fr/opinion_polls/la-lutte-contre-les-discriminations-en-europe/

[2] http://harris-interactive.fr/opinion_polls/la-lutte-contre-les-discriminations-en-europe-2/

 

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